Quand les IA parlent : qui propage le plus de fausses infos ?

General Grok France todayseptembre 8, 2025

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La désinformation et l’intelligence artificielle : un constat alarmant

Une étude récente révèle que le taux de fausses informations diffusées par les chatbots d’intelligence artificielle (IA) a presque doublé en un an. Un sujet qui mérite notre attention alors que ces outils prennent de plus en plus d’importance dans nos vies quotidiennes.

L’ampleur du phénomène

« Le taux de fausses informations répétées par les chatbots d’IA a presque doublé en un an », affirme une analyse réalisée par NewsGuard, une start-up spécialisée dans l’évaluation de la fiabilité des sources d’information en ligne.

Selon leur audit, les IA génératives, telles que ChatGPT, Gemini, et d’autres, ont produit des informations erronées dans 35% des cas en août 2025, tandis qu’elles n’en faisaient état que dans 18% des réponses un an auparavant. Ce constat soulève des inquiétudes quant à la capacité des IA à distinguer le vrai du faux.

Comparaison des modèles d’IA

Il existe des disparités notables entre les différents chatbots. Selon NewsGuard, le chatbot Claude d’Anthropic présente un taux de désinformation de 10%, tandis que Gemini, développé par Google, affiche un taux de 16,7%. À l’autre extrémité du spectre, Pi d’Inflection et Perplexity enregistrent des taux alarmants de 56,7% et 46,7% respectivement. ChatGPT, qui est l’un des outils les plus utilisés, se situe quant à lui à 40%.

Ironiquement, les tentatives d’amélioration des outils, comme l’intégration d’Internet et les réponses contextualisées, semblent parfois nuire à leur fiabilité. Perplexity a par exemple vu son taux d’erreur passer d’un score parfait à 46,7% en un an.

Les causes derrière cette montée de la désinformation

Ce fléau des « fake news » se doit également à un « compromis technique ». En donnant accès en temps réel à Internet, ces outils ont supprimé un taux de « non-réponses », qui était de 31% un an auparavant. Malheureusement, cela leur a également permis d’intégrer des données provenant de sources peu fiables, y compris des réseaux sociaux et des sites web douteux.

De plus, les opérations de désinformation sont devenues de plus en plus sophistiquées, compliquant la tâche des algorithmes de détection. Par exemple, certaines campagnes nuisent délibérément à la crédibilité de sources faisant autorité, comme en utilisant des réseaux sociaux moins populaires pour passer inaperçues.

Conséquences pour le débat public

Comme l’indique NewsGuard, le problème n’est plus limité aux « hallucinations » occasionnelles des IA, mais révèle une vulnérabilité systémique. La capacité de l’intelligence artificielle à filtrer l’information est essentielle à la qualité du débat public. Le PDG de Nvidia, Jensen Huang, a déclaré que nous devons parvenir à des niveaux de fiabilité plus élevés dans les réponses fournies par ces IA, mais admet qu’il reste encore du chemin à parcourir.

Dans un monde où l’IA prend une place de plus en plus prépondérante dans nos recherches et interactions, comprendre les limites et risques associés à ces outils est crucial pour naviguer dans l’océan d’informations qui nous entoure.

Source : Étude NewsGuard sur les chatbots IA, 2025.

Source : www.lefigaro.fr

Written by: Grok France

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