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Les intelligences artificielles et la propagande prorusse : une étude révélatrice
Un institut de recherche indépendant a mesuré le poids des médias liés au Kremlin dans les réponses de quatre intelligences artificielles génératives. Elles ont toutes été interrogées au sujet de la Guerre en Ukraine.
Publié | Mis à jour
Les IA génératives utilisent des sources liées à la Russie dans leurs réponses. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)
Une étude révélatrice
Récemment, l’Institut pour le Dialogues Stratégiques (ISD), un organisme indépendant, a mené une étude sur l’influence des médias prorusses sur quatre intelligences artificielles génératives : ChatGPT, Grok, Deepseek, et Gemini.
Les chercheurs ont interrogé ces IA sur cinq sujets liés à la guerre en Ukraine, en posant des questions dans plusieurs formulations : neutres, biaisées, et malveillantes. Au total, 300 questions ont été envoyées aux quatre IA en cinq langues différentes.
Des résultats alarmants
Les résultats sont troublants : près d’une réponse sur cinq (18%) contenait des références à des sources associées à la Russie. Les IA ont cité des médias comme Russia Today ou Sputnik, qui sont pourtant interdits dans l’Union européenne depuis mars 2022.
ChatGPT s’est révélé être l’IA la plus vulnérable à cette influence, suivie par Grok. La propension à utiliser des sources prorusses variait néanmoins selon le sujet abordé. Par exemple, lorsqu’il s’agissait du recrutement de civils ukrainiens, Grok citait ces sources dans 40% des réponses.
Une question de formulation
Un autre point préoccupant est que ChatGPT est particulièrement sensible à la formulation des requêtes. Quand les questions étaient posées dans un langage proche de l’argumentaire russe, l’IA a cité trois fois plus de sources prorusses par rapport à des questions plus neutres. Par exemple, un article d’un média azerbaïdjanais se basait sur Russia Today pour affirmer que des crimes de guerre avaient été commis par les soldats ukrainiens, une affirmation sans fondement vérifié.
Conclusion
Cette étude nous rappelle que les intelligences artificielles ne sont pas des outils neutres. L’influence de la propagande prorusse sur ces systèmes a déjà été soulignée dans d’autres rapports, illustrant ainsi la nécessité d’une réflexion approfondie sur la façon dont ces technologies sont utilisées et les sources d’information qu’elles privilégient.
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