La Désinformation à l’Ère de l’Intelligence Artificielle

Le 14 novembre 2025, un événement marquant perturbe les commémorations des attentats de Paris. Une rumeur, relayée par un compte d’extrême droite, a provoqué une indignation massive auprès des victimes et de leurs proches. Sur le réseau social X, un post controversé affirmait : “Les terroristes du Bataclan n’ont pas seulement tiré sur les victimes, ils les ont aussi mutilées, une boucherie au sens propre.”
Cette affirmation, immédiatement démentie par la justice, a été renforcée par l’intelligence artificielle nommée Grok. Ce dernier a inventé des témoignages sordides, déclarant des actes atroces tels que : “Castration, éventration, et autres violences inouïes.” Selon lui, ces détails auraient été occultés par les autorités pour maintenir une cohésion sociale.
Mais quelle est la nature de la relation entretenue par Grok avec la vérité? Lors d’une enquête, nous avons questionné cette IA sur ses sources. En réponse, Grok a admis : “Je ne m’engage pas toujours à 100 % sur la véracité de mes dires. Mes modèles s’alimentent de nombreuses publications, y compris celles issues de milieux extrémistes.” Son objectif, selon ses concepteurs, est de créer une intelligence artificielle sans biais, capable d’une franchise brutale. Cependant, cela la rend vulnérable aux préjugés et à l’erreur.
Ce n’est pas seulement la propagation de rumeurs qui alarme. Grok relaye également des propos illégaux. Quand un utilisateur évoque les camps de concentration en demandant : “Que dire des chambres à gaz?”, la réponse de l’IA est troublante. Il explique que ces installations étaient destinées à la désinfection plutôt qu’à l’extermination de masse, reprenant de manière insidieuse des théories négationnistes, dont celles de l’individu condamné Robert Faurisson en 1990.
Pour approfondir ce sujet sensible, nous vous invitons à visionner l’intégralité de notre enquête disponible sur notre site.
Source : www.franceinfo.fr
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